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COMMENT PARLER SALAIRE EN ENTRETIEN D’EMBAUCHE ?

Il n’est pas toujours facile de savoir quoi répondre à la question du salaire lors de l’entretien d’embauche. Le risque de communiquer des prétentions salariales trop hautes ou trop basses est réel. Parler salaire en entretien n’est jamais anodin et les pièges sont nombreux : méconnaissance du salaire sur votre marché, tentation de vous sous-évaluer, peur de la négociation salariale… Une erreur de réponse peut même vous faire passer à côté du poste que vous convoitez tant. Pourtant, cette question vous sera irrémédiablement posée par le recruteur à un moment donné. Il est donc nécessaire de la préparer afin de faire la différence le jour de l’entretien de recrutement.

Pour vous aider, voici 3 conseils-clés pour aborder la question du salaire en entretien d’embauche en toute sérénité.

#01 – Estimer son salaire avant l’entretien

Avant de vous rendre en entretien professionnel, et idéalement avant même de postuler à une annonce, il est important que vous ayez une bonne idée de vos prétentions salariales. La question des prétentions ne doit jamais être prise à la légère. Les recruteurs estiment en effet que les candidats doivent avoir une idée précise de leur valeur sur le marché de l’emploi.

Pour préparer et anticiper la question de la rémunération, vous devez vous appuyer sur plusieurs éléments. Votre salaire actuel (ou celui de votre dernier poste), vos compétences professionnelles, votre niveau d’expérience, vos formations ainsi que le poste que vous ciblez sont à prendre en compte pour déterminer vos prétentions salariales. En vous appuyant sur des éléments aussi concrets, vous serez vous-même convaincu de votre valeur. Or, le meilleur moyen d’être convaincant est d’être convaincu avant tout.

Si vous éprouvez des difficultés à évaluer précisément votre future rémunération, renseignez-vous à propos des salaires moyens pratiqués sur des postes de niveau équivalent au vôtre. Vous pouvez consulter des grilles de salaire disponibles en ligne (APEC ou glassdoor par exemple). Veillez néanmoins à étudier des estimations dans votre secteur d’activité, car il existe parfois des écarts importants de rémunération pour un même poste selon les branches considérées.

#02 – Formuler des prétentions salariales sous forme de fourchette

Vous vous êtes assuré de ne pas estimer vos prétentions salariales au hasard ? Il faut maintenant les formaliser en bonne et due forme. Lorsqu’un recruteur vous pose la fameuse question du salaire en entretien, vous devez répondre aussi précisément que possible.

En langage de recruteur, les prétentions salariales ne prennent pas nécessairement la forme d’un chiffre rond. Il est même plutôt conseillé d’opter pour une fourchette cohérente avec le marché et vos attentes financières. Ainsi, au lieu de répondre un montant fixe, vous pouvez formuler votre réponse comme ceci : « mes prétentions salariales sont comprises entre … et … ».

L’objectif de la question salariale est d’ouvrir sur une négociation potentielle. Il vaut donc mieux éviter de fermer la conversation. Pour déterminer une fourchette de rémunération, le salaire minimum énoncé doit vous paraître acceptable et le salaire maximum doit correspondre à ce que vous souhaitez idéalement tout en restant réaliste. C’est une question de juste équilibre.

Vous pouvez aussi vous aider de votre précédent salaire. Le bas de votre fourchette peut par exemple correspondre à votre dernière rémunération + X % d’augmentation qui vous motive à changer d’emploi. Si vous avez suffisamment d’expérience professionnelle sur un même poste, une hausse de 10 %, par exemple, constitue une base cohérente.

Comment négocier son salaire en entretien

#03 – Savoir négocier son salaire en entretien

La négociation salariale est une étape incontournable de tout entretien de recrutement, comme l’est celle du test de personnalité par exemple. S’il ne faut pas qu’elle vous effraie, il est néanmoins nécessaire de l’aborder de manière professionnelle. Ainsi, à la question « Quelles sont vos prétentions salariales ? », évitez de répondre par « Combien vous me proposez ? ».

Négociation salariale : parlez le même langage

Toute négociation efficace repose sur des faits tangibles et mesurables. Au lieu de renvoyer la balle à votre interlocuteur, affirmez vos prétentions salariales en vous basant sur des éléments concrets, comme nous l’avons vu dans le premier conseil-clé. De plus, un recruteur connait généralement le salaire moyen sur votre secteur d’activité.

Par ailleurs, affirmer ne veut pas dire imposer. Nous l’avons également vu précédemment, il est important de laisser la porte ouverte à la discussion et à un échange franc et constructif : pour cela, la fourchette de salaire est votre meilleure alliée.

Pour parler la même langue que le recruteur, assurez-vous également de raisonner en salaire brut annuel (et non en net mensuel), qui est la norme. De même, le salaire fixe est à distinguer de la part variable. En effet, en plus de votre rémunération, les primes sur objectifs, les primes annuels ou un éventuel 13emois sont des éléments de la partie variable du salaire. Le salaire fixe additionné au variable est communément appelé le package de rémunération.

Mettez en avant vos atouts professionnels

Lorsque vous annoncez la fourchette de rémunération que vous visez, il est judicieux de faire une courte check-list des compétences-clés que vous possédez. Cela est d’autant mieux si elles correspondent à celles demandées pour le poste en question.

Pour mettre en évidence l’adéquation de votre profil avec le poste, vous pouvez partir des compétences recherchées qui sont listées sur l’annonce. Vous énoncez alors votre degré de maîtrise pour chacune d’elle, en vous appuyant sur des exemples factuels. Cette méthode vous fera marquer des points à coup sûr.

Par ailleurs, faites-en sorte de transformer vos faiblesses en atouts. Vous pouvez par exemple expliquer en quoi telle expérience personnelle vous a permis d’acquérir indirectement l’une des compétences recherchées pour le poste. Ou encore, vous pouvez justifier votre manque d’expérience par une grande adaptabilité et une soif d’apprendre. L’idée est d’avoir des arguments pour valoriser votre profil et d’éviter que votre interlocuteur ne revoie vos prétentions à la baisse.

Prenez en compte les avantages annexes

Savoir comment négocier son salaire en entretien implique également la négociation des différents bonus. Ceux-ci sont des ajouts éventuels à la rémunération de base. Ils prennent la forme de primes et intéressements, mais aussi d’une participation au bénéfice réalisé par l’entreprise. Pensez aussi à évaluer les avantages sociaux éventuels, tels qu’une voiture de fonction, le fait d’avoir des horaires flexibles ou la possibilité d’effectuer du télétravail. Dans cette catégorie, citons aussi les avantages d’une mutuelle ou d’un comité d’entreprise exceptionnels ou un nombre de jours de RTT au delà de la norme du secteur.
L’ensemble de ces éléments sont à évaluer dans le cadre de votre prise de décision pour accepter ou non une proposition salariale. De plus, il est toujours intéressant de recontextualiser le poste pour prendre en compte les opportunités professionnelles qu’il vous ouvre. Par exemple :

  • Est-ce que le secteur d’activité de l’entreprise est porteur ?
  • Quelles sont les perspectives d’évolution ?
  • Y a-t-il des formations proposées ?
  • Mon futur manager va-t-il ou va-t-elle me faire progresser ?
  • L’ambiance au travail est-elle bonne ?

Conseil Bonus : Entreprises et cabinets de recrutement n’abordent pas la question du salaire de la même façon

La question des prétentions salariales dépend beaucoup du contexte dans lequel elle est posée. Il est important qu’elle soit abordée au bon moment et par la bonne personne. Très souvent, c’est au recruteur qu’il incombe de poser le sujet sur la table.

Dans le cas d’un entretien avec un cabinet de recrutement comme Solantis, la question de la rémunération sera rapidement abordée. En effet, il est nécessaire de s’assurer que vos prétentions sont cohérentes avec votre parcours, mais aussi avec la grille salariale du client du cabinet.

Cette question peut même être abordée dès le début du processus de recrutement, dans le cadre d’un entretien téléphonique préliminaire par exemple, pour s’assurer qu’elle ne sera pas bloquante pour la suite. De plus, les éléments de réponse seront conservés par le consultant en recrutement afin qu’il puisse vous proposer d’autres postes adaptés à vos attentes.

Dans le cas d’un rendez-vous professionnel avec une entreprise qui recrute, il est possible que vous réalisiez un entretien sans parler salaire. Ce premier échange avec l’employeur sert avant tout à évaluer votre compatibilité avec le poste et les valeurs de l’entreprise. L’entretien tourne en général davantage sur vos expériences professionnelles, vos compétences et le contexte de ce recrutement.

Vous avez su convaincre l’entreprise de vous revoir dans le cadre d’un second entretien et la rémunération n’est toujours pas évoquée ? N’hésitez pas dans ce cas à aborder la question du salaire avec votre interlocuteur avant la fin de l’échange.

Vous savez maintenant comment parler salaire en entretien d’embauche sans vous laisser déstabiliser. Vous l’aurez compris, cette question nécessite avant tout de la préparation en amont. Elle doit également rester ouverte, pour le recruteur comme pour vous, afin de permettre une négociation éventuelle.

Vous souhaitez bénéficier d’autres conseils pour réussir vos futurs entretiens de recrutement ? Vous pouvez découvrir la méthode STAR et consulter l’ensemble des articles de notre blog dédié au recrutement.

Vous pouvez également venir nous rencontrer dans nos locaux situés en plein cœur de Paris.

À bientôt !

LA TEAM SOLANTIS